Crédit photo: les maraîchers de Bamako, à la demande de LSB, juillet 2011.
Souvenirs de l’été 2011 passé dans la ville du caïman —Bamako— au pays de l’hippopotame —le Mali— en pleine saison des pluies, dans le cadre d’un stage en agriculture urbaine, grâce à QSF, Alternatives et son partenaire malien Radio Kayira.
Cet été-là j’aurai tissé des liens autour des légumes avec mes soeurs et mes frères maraîchers de Bamako.
Avoir le droit de cultiver en ville, qu’on soit au Québec ou à Bamako, il faut se battre pour ça.
Pour les maraichers en 2011, il y a beaucoup d’incertitude. On les fait «déguerpir», les maraichers. On vient la nuit avec des armes et on fait des menaces. Bamako est une grande ville africaine où se joue un développement effréné. Y’en a qui ont de l’argent qui veulent construire et les faiseux de butte, les cultivateurs de carotte, les râcleux de poussières, les magiciens du condiment qui besognent dans les terrains vagues, ça dérange. Déguerpissez ou je vous rase l’autre jambe!
En 2011 on était en train d’instaurer le «périmètre de Samanko». On essayait de vendre cette solution: créer un espace hors de la ville qui allouerait 0,25 hectares à une poignée d’agriculteurs. On promettait de l’irrigation avec des pompes modernes, électriques. La grogne et le doute des maraichers étaient énormes qui envisageaient le démantèlement de toute leur industrie et l’accès inégal à la terre. Sans parler de la façon peu cavalière dont on les traitait.
Tandis que je découvrais ces coopératives, j’avais l’impression de découvrir une perle. L’ironie d’être envoyée comme mesagère pronant l’agriculture urbaine dans une ville qui en pratiquait déjà plus que chez nous ne passait pas inaperçu.
Aussi, l’idée m’est venue de croquer ces paysages avant qu’ils ne disparaissent.
L’idée d’un petit projet a germé. Grâce à un collègue de la Radio Kayira je suis allée visiter autant de coopératives de maraichers que je pouvais aux 4 coins de Bamako. J’ai rencontré les chefs. On a causé. J’ai proposé de leur donner une caméra-photo jetable afin qu’ils immortalisent leur gestes quotidiens de jardinier. Lors d’un prochain rassemblement politique des maraichers de Bamako, j’allais exposer le fruit de leurs clichés. aux chefs des coopératives et à leur équipes afin qu’ils capturent des instants de leur quotidien de jardinier. Ils ont tout embarquer.
Le Rassemblement a eu lieu et on a fait l’expo Suite à cela, j’ai offert aux maraichers de garder les photos qui les intéressaient. Il m’en est resté une poignée.
Imagier – Agriculture urbaine à Bamako, juillet 2011
Souvenirs de l’été 2011 passé dans la ville du caïman —Bamako— au pays de l’hippopotame —le Mali— en pleine saison des pluies, dans le cadre d’un stage en agriculture urbaine, grâce à QSF, Alternatives et son partenaire malien Radio Kayira.
Cet été-là j’aurai tissé des liens autour des légumes avec mes soeurs et mes frères maraîchers de Bamako.
Avoir le droit de cultiver en ville, qu’on soit au Québec ou à Bamako, il faut se battre pour ça.
Pour les maraichers en 2011, il y a beaucoup d’incertitude. On les fait «déguerpir», les maraichers. On vient la nuit avec des armes et on fait des menaces. Bamako est une grande ville africaine où se joue un développement effréné. Y’en a qui ont de l’argent qui veulent construire et les faiseux de butte, les cultivateurs de carotte, les râcleux de poussières, les magiciens du condiment qui besognent dans les terrains vagues, ça dérange. Déguerpissez ou je vous rase l’autre jambe!
En 2011 on était en train d’instaurer le «périmètre de Samanko». On essayait de vendre cette solution: créer un espace hors de la ville qui allouerait 0,25 hectares à une poignée d’agriculteurs. On promettait de l’irrigation avec des pompes modernes, électriques. La grogne et le doute des maraichers étaient énormes qui envisageaient le démantèlement de toute leur industrie et l’accès inégal à la terre. Sans parler de la façon peu cavalière dont on les traitait.
Tandis que je découvrais ces coopératives, j’avais l’impression de découvrir une perle. L’ironie d’être envoyée comme mesagère pronant l’agriculture urbaine dans une ville qui en pratiquait déjà plus que chez nous ne passait pas inaperçu.
Aussi, l’idée m’est venue de croquer ces paysages avant qu’ils ne disparaissent.
L’idée d’un petit projet a germé. Grâce à un collègue de la Radio Kayira je suis allée visiter autant de coopératives de maraichers que je pouvais aux 4 coins de Bamako. J’ai rencontré les chefs. On a causé. J’ai proposé de leur donner une caméra-photo jetable afin qu’ils immortalisent leur gestes quotidiens de jardinier. Lors d’un prochain rassemblement politique des maraichers de Bamako, j’allais exposer le fruit de leurs clichés. aux chefs des coopératives et à leur équipes afin qu’ils capturent des instants de leur quotidien de jardinier. Ils ont tout embarquer.
Le Rassemblement a eu lieu et on a fait l’expo Suite à cela, j’ai offert aux maraichers de garder les photos qui les intéressaient. Il m’en est resté une poignée.
L’imagier ci-dessus.